Après sa première édition en 2018, l’édition de Ch[a]rita qui a suivi la pandémie de Covid-19 est devenue le terrain où ont pris forme différentes « restitutions » artistiques et participatives des recherches-actions menées depuis 2019 par QANAT (LE 18) et les Ateliers Collectifs (Dar Bellarj), à travers l’activation de processus symboliques et matériels d’appropriation, à la base, des identités et des espaces de Marrakech.Par ailleurs, Ch[a]rita / السيس a continué à inviter les artistes à développer des propositions visant à questionner et réinventer, à identifier et à explorer la manière dont se construisent les mémoires collectives et les formes de production et de transmission des savoirs, ainsi que les imaginaires présents et futurs de leurs villes.Tout en établissant son siège à Dar Bellarj, le programme a investi des contextes spatiaux dans lesquels l’art « contemporain » et les pratiques performatives ne prennent habituellement pas place. À mesure que des lignes sont tracées pour former de nouvelles places, et que des canaux sont creusés pour créer de nouveaux réseaux souterrains, le programme s’est déployé à travers un agenda qui a investi de nombreux quartiers de Marrakech, souvent en collaboration étroite avec les espaces culturels qui y sont implantés.En 2020-2021, Ch[a]rita / السيس s’est étendu au-delà de Marrakech pour résonner et établir des connexions avec d’autres territoires, d’abord au Maroc, notamment à travers son partenariat avec Mahattat Radio dans les espaces numérique et radiophonique.Par ailleurs, peu après le festival de Marrakech, les eaux ont circulé et les graines ont été échangées à travers et depuis les programmes partenaires Makhazin, commissarié par QANAT et accueilli au Rotterdam Zuid - NL (Het Gemaal cultural center), ainsi que Nissan Byihyi al-Insan, conçu par Shayma Nader & Francesca Masoero et porté depuis Ramallah - Palestine (Om Sliman Community Farm).Cette édition a été commissariée par Nouha Ben Yebdri, Francesca Masoero & Rim Mejdi et organisée collectivement par LE 18 et la Fondation Dar Bellarj, en dialogue avec Mahal Art Space, à travers leurs plateformes respectives : QANAT, Ateliers Collectifs et Pedagogies Invisibles.