Fondation Dar Belarj Située au cœur de la Médina de Marrakech

Ch[a]rita / السِّيس 2025

Ch[a]rita 2025, placée sous le thème « Times to tear, and times to mend », est un festival de huit jours organisé à Marrakech, réunissant interventions artistiques, projections et conversations. Sous le commissariat de Francesca Masoero et Rim Mejdi, cette édition explore la mémoire collective de la ville, ses temporalités et ses espaces publics à travers des œuvres in situ réalisées par des artistes marocain·es et internationaux·ales.




La 6e édition du festival Ch[a]rita s’est tenue du 21 au 28 février 2025, dans différents lieux de Marrakech, notamment Bab Lkhmiss, le parc Harti et Dar Bellarj. Sous le thème curatorial « Times to tear, and times to mend », le programme explore les relations entre l’art, l’urbanisme et la conscience collective de la ville. Plutôt que d’être un simple « événement » destiné à la consommation, le festival est conçu comme un espace rituel de réflexion et d’imagination.

L’édition 2025 de Ch[a]rita, intitulée « Times to tear, and times to mend », place l’art dans l’espace public au cœur d’un dialogue vivant entre la ville, ses habitant·es et son histoire. Sous le commissariat de Francesca Masoero et Rim Mejdi, le festival s’oppose à l’« eventification » — cette tendance à privilégier des événements culturels ponctuels et destinés à la consommation — en favorisant des interventions éphémères qui laissent des traces durables dans la mémoire collective de la ville. Du 21 au 28 février 2025, le programme investit des espaces symboliques à travers Marrakech, des fontaines traditionnelles de la médina aux marchés populaires.

Temps forts du programme

  • Interventions situées : les œuvres Peacock Water Clock et Clepsydra de Raymond Gemayel utilisent le mouvement de l’eau pour mettre en relation l’histoire de l’ingénierie islamique avec les enjeux environnementaux contemporains. L’installation Sandmen de Souki Belghiti, installée dans un ancien hammam, crée un espace de transmission de la mémoire intergénérationnelle à travers des berceuses marocaines.
  • Participation du public et jeu : le baby-foot mobile d’Aliocha Tazi, Le3bou w Rta7ou, favorise les rencontres spontanées à Bab Lkhmiss et au parc Harti. De son côté, Obje(a)ction de Grocco utilise des matériaux trouvés pour réfléchir aux transformations urbaines et invite le public à participer à un « jeu de piste » à travers les rues de la ville.
  • Savoirs et recherche dans les archives : le programme comprend une session d’écoute proposée par Alia Mossallam autour des archives décolonisées consacrées aux prisonniers de la Première Guerre mondiale. Il présente également Garden Utopias, un livre de recettes photographique du collectif Kimiā, réalisé en collaboration avec des mères et des jeunes de la communauté locale.
  • Dialogue : le festival se clôture par une conversation entre les artistes de Ch[a]rita et Studio LABERINTO à l’Imprimerie Régionale, consacrée aux stratégies de préservation et de réinvestissement du patrimoine architectural de Marrakech.