Voici la version française complète, en supprimant les répétitions entre les deux passages et en gardant un style cohérent avec les autres éditions de Ch[a]rita :Ch[a]rita 2018 a marqué le début d’une initiative artistique et culturelle à long terme consacrée à l’exploration de l’espace public comme lieu de mémoire collective, d’interaction sociale et de production culturelle. Conçue par le Madrassa Collective en collaboration avec des partenaires locaux et internationaux, cette première édition s’est déployée dans plusieurs lieux de Marrakech, notamment des places publiques, des quartiers historiques, des espaces culturels et des lieux de vie communautaire.Cette première édition a réuni artistes, cinéastes, chercheur·euses, performeur·euses, architectes et acteur·rices culturel·les, dont les pratiques abordaient des questions liées aux transformations urbaines, au patrimoine, aux migrations, à la mémoire, au genre et au sentiment d’appartenance. À travers un programme riche de projections, performances, discussions publiques, ateliers, installations et interventions artistiques situées, les participant·es étaient invité·es à repenser la manière dont les espaces publics sont vécus, partagés, représentés et disputés.Au cœur de cette édition se trouvait la relation entre la ville et ses habitant·es. Les différents projets exploraient la manière dont les mémoires collectives habitent les rues, les marchés, les places et les quartiers, tout en interrogeant les tensions engendrées par le tourisme, le développement urbain, les politiques patrimoniales et les transformations sociales.En investissant des lieux tels que Jemaa el-Fna, la Médina, Souk El Ghzel et d’autres espaces de la vie quotidienne, Ch[a]rita transformait des lieux familiers en plateformes temporaires de dialogue, de production artistique et d’expérimentation collective.La programmation réunissait notamment des projections de films, des performances, des discussions publiques, des projets sonores, des installations, des ateliers et des actions participatives, invitant les publics à entrer activement en relation avec leur environnement urbain. Les artistes étaient amené·es à explorer la manière dont les villes se construisent à travers des histoires visibles et invisibles, et comment les espaces publics deviennent des réceptacles d’expériences collectives.À travers des recherches portant sur l’architecture, les récits oraux, les cultures populaires, le tourisme et les pratiques quotidiennes, les projets mettaient en lumière la relation complexe entre les réalités urbaines contemporaines et les récits culturels hérités. Une attention particulière était portée à Marrakech, dont les espaces publics et les lieux historiques devenaient de véritables terrains de recherche et d’expérimentation artistique.Ces interventions invitaient les publics à questionner les représentations dominantes de la ville, tout en redécouvrant des récits, des pratiques et des formes de savoir souvent invisibilisés au sein de son tissu urbain.En favorisant les rencontres entre communautés locales, artistes, chercheur·euses et publics, Ch[a]rita 2018 a proposé de nouvelles manières d’entrer en relation avec la ville. La première édition a ainsi posé les bases des éditions suivantes, en affirmant l’importance de l’espace public comme ressource culturelle partagée et en soulignant le rôle des pratiques artistiques dans la création d’espaces de réflexion, de participation et d’imagination collective.